Ce double album raconte un voyage à travers six pays. Le CD D’Amor de Guerra a été enregistré avec les proches du musicien provençal. Une vielle à roue, une contrebasse, un violon (tenus par Laurence Bourdin, Estelle Amsellem et Balthazar Montanaro) et la guitare préparée de Serge Pesce constituent la pâte sonore de ces musiques vagabondes. L’instrumentarium de Micquèu et les fines percussions de Fabrice Gaudé et Siavash Nazeri se faufilent dans ce dédale sonore. Les chansons parlent d’amour renaissant et de résistances aux conflits, à l’enfermement : « Au petit jour/Sous les décombres/ Pleure ton ombre/Ton coeur est sourd ». On retrouve la jubilation des instants musicaux partagés lors des nombreux voyages de Montanaro dans le second disque. Des moments intenses et réjouissants traversent ces Carnets de campagne comme cette session magique à Khartoum, en compagnie d’Abbas el Noor, Daf Allah et Kamel Youssif. Une oeuvre riche de contrastes.